Jan Jan, meneur de revue et figure emblématique du monde du spectacle durant 30 ans, il est incontestablement considéré comme l'Empereur des nuits Bordelaises.

Il a successivement créé et animé :

Dans les années 1970 le Cabaret le Vert Galant une adresse confidentielle où il bouscule le monde des noctambules en créant le spectacle le plus fou de l'époque unique en province près du Pont de la Maye !

Puis au cœur de Bordeaux en 1992, l'enfant prodige inaugure le célèbre CAESARS, sublime music-hall, réalisant son rêve et règne sur l'empire de la nuit.

Sur les berges de la Garonne, le Caesar's devient rapidement un des meilleurs cabarets de France.

L'enseigne offre 3 pôles de loisirs :

Le Bal de Caesars pouvant recevoir jusqu'à 700 personnes en déjeuner ou dîner spectacle, offre sur une scène de 150 m2, 40 artistes, 20 tableaux et 400 costumes pour la revue Avé Caesar !

La discothèque au prestigieux décor Romain de 1200 places l'Empereur Club,

Et le club « Privilège » où joue chaque soir un groupe de musiciens tziganes.

La qualité du spectacle, la gastronomie, le cadre prestigieux et la convivialité de l'accueil font du CAESARS l'endroit idéal pour une sortie inoubliable.

Le Caesar's de nuit, façade illuminée sur les quais de Bordeaux

Au cœur de Bordeaux ! Sur les berges de la Garonne, sous le regard des Colonnes Rostrales, Jan Jan propose une des plus belles revues de France et son succès le porte au rang des meilleurs cabarets Français.

Déjeuners et dîners conjuguent toute l'année gastronomie et vins de Bordeaux, couronnés par la Revue à Grand Spectacle !

Dès 14 heures en matinée puis 22 h30, le Rideau s'embrase. Sur scène, durant 2 heures de spectacle ponctué par des attractions internationales, 40 artistes offrent leur passion et leur talent.

Les plumes d'autruches et les kilomètres de stras sur les corps savamment dénudés des splendides danseuses donnent le rythme à ce lieu résolument magique.

La fête continue à l'Empereur Club, discothèque au prestigieux décor Romain où une forêt de colonnes et de statues rendent quotidiennement hommage à la Rome antique.

Les amateurs de convivialité se donnent rendez-vous au Club le Privilège ou le cadre élégant et l'ambiance feutrée assurent la réussite d'une agréable fin de soirée !

Le Fleuron de la Nuit Bordelaise s'illumine tous les soirs !

Le berger fou de music-hall

Sous la plume de Jacques Ballarin

Jacques Ballarin et Jan Jan

Fils de bergers du Pays Basque, Joseph Ahaspe, que tout le monde appelle Jan Jan, est en train de donner à Bordeaux le virus du music-hall... grâce au nouveau temple de la nuit, le Caesar's.

Il ne renie surtout pas ses origines et, quand il a besoin de faire le vide, c'est dans son village natal, Chéraute, et les paysages moutonnants de la Soule qu'il retrouve. Fils de bergers, Joseph Ahaspe n'est pas allé longtemps à l'école. Il s'est rendu utile à la ferme et il a foulé les pâturages avant de monter à Paris comme beaucoup de ses compatriotes.

Il avait 14 ans et avait contracté le virus du spectacle en fréquentant depuis l'âge de 8 ans le groupe folklorique local de Mauléon où ses qualités de danseur avaient étés repérées. Pas étonnant donc que celui qu'on appelait déjà Jan Jan, (diminutif hérité au berceau) préférât découvrir dans la capitale le monde des cabarets plutôt que le service dans les grandes familles bourgeoises, les réceptions des hôtels et les cuisines des restaurants alors qu'il est parti pour apprendre le métier.

Il fait la connaissance de Michou qui tient déjà séance dans son bar de nuit, de la Grande Coccinelle chez Madame Arthur, au Carrousel, de Jean Marie Rivière à l'Ange bleu et à l'Alcazar, serveur, disquaire, animateur, comique, le Souletin a fait ses classes sans complexe. Il fallait rendre les gens joyeux pour qu'ils reviennent. L'enfant de Chéraute avait des atouts pour réussir : son goût de la fête et son tempérament gai.

Communiquer la bonne humeur, mettre les gens à l'aise, les décoincer, aujourd'hui encore c'est le truc de Jan Jan; il adore la convivialité qui éclate et il délivre spontanément accolades et embrassades.

A Paris, le plus terrible, confesse-t-il, c'était mon accent, tout le monde s'en moquait. Un accent qui aujourd'hui est sa fierté et dont il n'a jamais cherché à se débarrasser. D'ailleurs, quand il blague avec sa sœur, Renée, complice de sa carrière de music-hall, c'est la langue Souletine qu'ils utilisent. Et tant pis pour les « Étrangers » qui ne comprennent pas.

Paris lui donne la certitude qu'il est « programmé » pour la nuit et pour le spectacle. Le voilà prêt à redescendre dans le Sud-Ouest.

Jacqueline Portas, première danseuse au Grand-Théâtre de Bordeaux

La lumière d'une rencontre, le coup de foudre pour Jacqueline Portas, première danseuse au Grand-Théâtre de Bordeaux, l'arrêtera net dans le port girondin.

« C'est elle qui m'a kidnappé. Elle a eu une carrière fantastique, elle a été pour moi un modèle. Elle l'encourage quand il lance sa première revue de cabaret au Vert Galant, à Villenave-d'Ornon, dans la banlieue bordelaise. Elle invitera après leur passage sur le scène du Grand Théâtre toutes les étoiles de l'Opéra de Paris, Noélla Pontois, Ghislaine Thesmar, Michael Denard Cyril Atanassoff, qui donneront des sueurs froides à Jan Jan et à son équipe sur scène. C'était terrible. Nous redoutions leur Jugement, nous avions peur d'être grotesques devant ces géants ».

L'aventure durera vingt ans. Coluche, Carlos, Claude Nougaro et toutes les figures de la variété viendront au Vert Galant et signeront le livre d'or. Les amateurs de paillettes, de costumes flamboyants, de musique renversante, de morceaux de rêve éclatants et d'érotisme tranquille deviendront de plus en plus nombreux. Serrés comme des sardines souvent, assis par terre parfois, jamais ils ne chicaneront leur adhésion et leur enthousiasme.

Le succès aidant depuis le début de l'année, Jan Jan a déménagé sur les quais de Bordeaux Il a loué un ancien entrepôt en bordure du fleuve. Caesar's a remplacé le Vert Galant. La salle de music-hall a remplacé le cabaret. La carapace est luxueuse, le spectacle brillant est mis en valeur. Le public est dorloté. Cette fois, il y a le confort, et le public peut déjeuner ou diner avant le spectacle.

Ancienne étoile de l'Opéra de Berlin, la Roumaine Eva Lynna, qui a été la meneuse du Love à Monte-Carlo, dirige le ballet.

Jan Jan et Eva Lynna sur scène au Caesar's

Les voyagistes, les comités d'entreprise, les clubs du troisième âge et le Tout-Bordeaux commencent à flirter avec la revue 93 baptisée « Caesarissimo ». Jan Jan, lui, vit sur un nuage. « Je suis entouré de gens extraordinaires, j'ai réalisé le rêve de ma vie, c'est formidable », assure l'enfant de Chéraute, qui a conservé des élans de gosse et qui ne sait pas se prendre au sérieux.

Un public en or

Le public du music-hall a le bel âge. Il aime s'habiller et il aime être choyé.

Le music-hall qui triomphe sur les quais de Bordeaux, dans un entrepôt où abondaient à l'époque florissante du port bananes et cacao, qui l'eût imaginé ? L'exemple est unique en province et il est en passe d'avoir un retentissement national. La carapace luxueuse du Caesar's a déjà accueilli des grandes maisons du négoce bordelais tel que la prestigieuse Baronne Philippine de Rotschild et tous les collaborateurs de Mouton Rotschild, le groupe Hachette-Filipacchi, la société Marie-Brizard, des membres éminents de la famille royale saoudienne, des ministres de la République d'Argentine; elle attire aussi les clubs de retraités, les voyagistes, les comités d'entreprise et les réservations particulières sont de plus en plus nombreuses.

Comme au Lido

Ni ringarde, ni provocatrice, la revue participe à la fois d'un confort enveloppant, d'un rite connu et d'une culture paisible et communautaire. Caesarissimo est dévoué à la vue, c'est la mise en scène du corps-spectacle, c'est un jeu et une tactique entre les êtres, c'est une ronde somptueuse, c'est le firmament mythique, les effets féeriques et les parures prestigieuses. C'est aussi la magie et l'illusion avec les numéros de Jonicoel,

Jan Jan et Jonicoel sur scène avec un tigre au Caesar's
Jan Jan et Jonicoel sur scène avec une panthère au Caesar's

Un artiste époustouflant, qui n'a ni chapeaux, ni foulards, ni colombes et dont les accessoires sont... une panthère noire, une panthère mouchetée, un tigre un aigle des Pyrénées. C'est enfin des moyens techniques modernes avec 150 projecteurs, 40 moteurs électriques, le laser, une machine à fabriquer de la fumée.

Le bel âge

« C'était magnifique, je me croyais à Paris. » S'il fallait une preuve du professionnalisme de la revue bordelaise, elle est tout entière contenue dans le commentaire de cet habitué du Lido et du Moulin-Rouge irradié de joie et le cœur encore palpitant.

Car s'il est un spectacle qui fait l'unanimité dans la louange, c'est bien celui-ci. L'homogénéité du public n'y est pas étrangère.

Qui va au music-hall ? Le bel âge. L'âge mûr et épanoui. On vient à deux ou en petits groupes. On n'est pas vieux, on n'est pas complètement jeune non plus et on n'a plus envie de se frictionner avec l'ambiance électrique de la discothèque. On recherche la jolie sortie.

Le diner-spectacle, c'est le must. La part de la cérémonie dans la vie collective a beaucoup diminué ; on ne s'endimanche plus. Ici, au contraire, on a plaisir à s'habiller, à soigner sa personne, à déployer son originalité, à laisser affleurer même un certain pouvoir érotique du corps.

Le corps-spectacle n'est pas que sur la scène, il est également dans la salle. Il y a une incontestable fraîcheur et un brio certain. Le spectateur de music-hall n'est pas fractionné, coupé, éparpillé, les relations ne sont pas diluées dans un nous massif, elles sont privilégiées, protégées. Et cela plaît beaucoup, le Caesar's l'a compris et choie ses hôtes : les personnes fêtant leur anniversaire ont droit à des égards particuliers. Le gâteau leur est offert et un moment tout autant de séduction et que d'intimidation, elles sont invitées à monter sur la scène où elles reçoivent baisers et félicitations.

Outre la salle de music-hall, le Caesar's a dans ses murs L'Empereur Club une boite de nuit qui s'adresse au public habituel des discothèques et un club très raffiné, le Privilège, où l'animation est assurée par des musiciens tziganes venus tout droit de Prague.

Jan Jan en costume de César